expression : abolit, v.
fa * pfé
N(fa) *V N(pfé) :
champ : fonction : cause naturellement : , changement : termine
Litt. [ ] le chagrin avait aboli en moi la possibilité du désir aussi complètement qu'une forte fièvre coupe l'appétit. (M. Proust, ALRDTP, Sodome et Gomorrhe, p. 162)
Litt. [ ] certains romans sont comme de grands deuils momentanés, abolissent l'habitude, nous remettent en contact avec la réalité de la vie, mais pour quelques heures seulement, comme un cauchemar, car les forces de l'habitude, l'oubli qu'elles produisent, la gaieté qu'elles ramènent par l'impuissance de cerveau à lutter contre elles et à recréer le vrai, l'emportent infiniment sur la suggestion hypnotique d'un beau livre, laquelle, comme toutes les suggestions, a des effets très courts. (M. Proust, ALRDTP, Albertine disparue, p. 136)
Sc. et techn. D'après les travaux du groupe de J. Scott [ ], une mutation dans une petite séquence de 11 nucléotides en aval du C6.666 [carbone n° 6.666 de cet ARN] diminue beaucoup ou abolit in vitro la conversion C -> U [Cytosine -> Uracile]. (La Rech.)
Sc. et techn. L'ablation de ces structures [limbiques] abolit la reconnaissance des objets chez le singe. (La Rech., Juil. 1994)