màj 26/10/13

TAUL : Dictionnaire de phrases usuelles


-- analyse partielle et provisoire --

mot-vedette : voir

Tu vois bien ! 1

Dictionnaires : [en attente]

Critère(s) d'inclusion :
Ñ nomenclature Žtroite : × homonymie interne ˆ la nomenclature.
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.

Fonction :
Prendre ˆ tŽmoin le dest. que mon assertion se vŽrifie.

Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]

Motif de l'énonciation : [en attente]

Type de phrase : [en attente]

Attestations :

     Marqueurs de fonction :
tout de mme : appel ˆ l'Žvidence
    Vous voyez bien tout de mme !

     Enchaînements remarquables :
monol. : [ c'est clair ] [ tu vois bien ! ]


¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 6, Albertine disparue, p. 179
"Vous faisiez cela dans l'appartement inhabitŽ de votre grand'mre?" "Oh! non jamais, nous aurions ŽtŽ dŽrangŽes." "Tiens, je croyais, il me semblait..." "D'ailleurs Albertine aimait surtout faire cela ˆ la campagne." "O a?" "Autrefois quand elle n'avait pas le temps d'aller trs loin, nous allions aux Buttes-Chaumont. Elle connaissait lˆ une maison. Ou bien sous les arbres, il n'y a personne; dans la grotte du petit Trianon aussi." "Vous voyez bien, comment vous croire? Vous m'aviez jurŽ, il n'y apas un an n'avoir rien fait aux Buttes-Chaumont." "J'avais peur de vous faire de la peine."

¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 133
BƒRENGER, regardant fixement ƒdouard : Ñ Ce sont les objets du monstre ! Vous les aviez lˆ [dans votre serviette] ! ƒDOUARD : Ñ Je n'en savais rien, je n'en savais rien ! Il fait mine de reprendre sa serviette. BƒRENGER : Ñ Non, non. Videz tout. Allez ! ƒDOUARD : Ñ Cela me fatigue. Faites-le vous-mme, mais je n'en vois pas la nŽcessitŽ. BƒRENGER, sortant une autre bo”te : Ñ Ce n'est toujours qu'une bo”te. ƒDOUARD : Ñ Vous voyez bien.

¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 135
BƒRENGER : Ñ Tiens, des cartes de visites [dans la serviette d'ƒdouard]. ƒDOUARD : Ñ Oui. Des cartes de visite. En effet, c'est ŽtonnantÉ a alors ! BƒRENGER : Ñ Ce doit tre son nom. ƒDOUARD : Ñ Le nom de qui ? BƒRENGER : Ñ Le nom du criminel, voyons, le nom du criminel. ƒDOUARD : Ñ Vous croyez ? BƒRENGER : Ñ ‚a me para”t indiscutable. ƒDOUARD : Ñ Vraiment ? Pourquoi ? BƒRENGER : Ñ Vous voyez bien, tout de mme ! Toutes les cartes de visite portent le mme nom.

¥ 1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 158
[Est-ce "L'homme" qui a volŽ la serviette d'ƒdouard ? VŽrification faite, elle ne contient pas des documents mais des bouteilles.] ƒDOUARD, ˆ BŽrenger : Ñ Mais alors, o est votre serviette ? L'HOMME : Ñ Je vous disais bien que c'Žtait la mienne. [É] ƒDOUARD, toujours indiffŽrent et immobile : Ñ Comment savoir ? Je la cherche, vous voyez bien.

¥ 1959 E. Ionesco, RhinocŽros, Gallimard Folio, p. 15
BŽrenger : Ñ Excusez-moi. Vous m'attendez depuis longtemps ? Jean : Ñ Non. J'arrive, vous voyez bien.

¥ 1972 La Maman et la putain, film de Jean Eustache [dialogues publiŽs par la Petite bibliothque des Cahiers du cinŽma, Paris, 1998]
ALEXANDRE (amant Žconduit) : Ñ Je ne veux pas te chicaner, il me serait facile de t'attaquer sur les choses sexuelles... par exemple... GILBERTE : Ñ Tu sais bien que pour moi a n'a pas d'importance. ALEXANDRE : Ñ Ne me dis pas a ˆ moi. Tu veux que je te rappelle certaines choses ? GILBERTE : Ñ Non. ALEXANDRE : Ñ Tu vois bien.

¥ 1974 Stavisky, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 157, 1975]
ALEXANDRE : Ñ J'ai des ennemis, c'est logique ! On ne peut pas rŽformer le systme monŽtaire europŽen sans se faire des ennemis ! PROFESSEUR PIERRE : Ñ Les ennemis dont vous parlez, ce sont les mmes qui vous ont volŽ la Tour Eiffel ? ALEXANDRE : Ñ Vousvoyez bien, Professeur ! Vous voulez me faire croire que je suis fou... On m'a pas volŽ la Tour Eiffel, je n'ai jamais dit a ! On m'a volŽ un droit que j'ai payŽ trs cher : le monopole de la publicitŽ radiophonique au poste de la Tour Eiffel !

¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Marie: Ñ Ce qu'il faut que tu comprennes c'est que je ne veux plus qu'on vive ensemble. Serge: Ñ D'accord. Seulement on peut prendre le temps d'en parler bien. ‚a vaut la peine ! Marie: Ñ Non. Serge: Ñ D'abord on en a dŽjˆ parlŽ. Marie: Ñ Alors tu vois bien !

¥ 1984 Les capricieux, film de Michel Deville [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 328, 1984]
DIANE : Ñ Et vous, Ludovic [vous venez danser] ? Mais si ! On le prendra pour un villageois d'ˆ-c™tŽ ! LUDOVIC : Ñ Je n'Žtais qu'un villageois dans mon pays... DIANE : Ñ Vous voyez bien ! Allez, venez !

¥ 1992 L'arbre, le maire et la mŽdiathque, film de Eric Rohmer [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 430, 1994]
[Jeu de construction] Son Fils : Ñ ‚a c'est des maisons. Blandine : Ñ Mais c'est pas des maisons, c'est des, tu vois bien, c'est des fentres de ch‰teau.

¥ 1999 Rien sur Robert, film de Pascal Bonitzer [dialogues publiŽs par la Petite bibliothque des Cahiers du cinŽma, Paris, 1999]
Didier se prŽcipite vers AurŽlie qui se tord par terre. UNE FEMME : Ñ Mais qu'est-ce qu'elle a ? DIDIER: Ñ Coliques nŽphrŽtiques ! Coliques nŽphrŽtiques ! FEMME: Ñ Vous tes mŽdecin ? DIDIER: Ñ Non mais c'est clair, vous voyez bien, vous n'avez jamais vu une crise de coliques nŽphrŽtiques ?



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