Dictionnaires : [en attente]
Critère(s) d'inclusion :
Ñ nomenclature Žtroite : × homonymie interne ˆ la nomenclature.
Ñ nomenclature large : × formulaire.
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.
Fonctions :
Renforcer la vŽritŽ d'une assertion OU Approuver une assertion OU Confirmer une question totale positive OU Accepter qu'un acte soit rŽalisŽ.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation : [en attente]
Type de phrase : [en attente]
Attestations :
Enchaînements remarquables :
voix, ton, mimique : [ tu penses ! ] [ exclamŽ avec la plus grande Žnergie ]
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 183
Certaines choses Žtaient extrmement agaantes chez ce liftier : quoi que je lui eusse dit, il
m'interrompait par une locution, Ç Vous pensez ! È ou Ç Pensez ! È, qui semblait
signifier ou bien que ma remarque Žtait d'une telle Žvidence que tout le monde l'ežt trouvŽe, ou
bien reporter sur lui-mme le mŽrite comme si c'Žtait lui qui attirait mon attention lˆ-dessus.
"Vous pensez" ou "Pensez!" exclamŽ avec la plus grande Žnergie revenait toutes les
deux minutes dans sa bouche, pour des choses dont il ne se fut jamais avisŽ, ce qui m'irritait tant
que je me mettais aussit™t ˆ dire le contraire pour lui montrer qu'il n'y comprenait rien. Mais ˆ ma
seconde assertion, bien qu'elle fut inconciliable avec la premire, il ne rŽpondait pas moins:
"Vous pensez!" "Pensez!", comme si ces mots Žtaient inŽvitables. Je lui pardonnais
difficilement aussi qu'il employ‰t certains termes de son mŽtier et qui eussent ˆ cause de cela ŽtŽ
parfaitement convenables au propre, seulement dans le sens figurŽ, ce qui leur donnait une intention
spirituelle assez bŽbte, par exemple le verbe pŽdaler. Jamais il n'en usait quand il avait fait une
course ˆ bicyclette. Mais si ˆ pied, il s'Žtait dŽpchŽ pour tre ˆ l'heure, pour signifier qu'il
avait marchŽ vite, il disait: "Vous pensez si on a pŽdalŽ!"
¥ 1963 L. Calaferte, Septentrion, Deno‘l (Folio 2142) p. 322
Pour peu qu'il soit homme ˆ donner de la pogne alentour, a devient un tournoi de lche-culs apoplectiques au long des travŽes. Si je connais le topo, vous pensez ! A quatorze piges ˆ peine j'Žtais ˆ la corrida.
¥ 1963 Le doulos, film de Jean-Pierre Melville [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 25, 1963]
Le chauffeur : Ñ Il nous a vus ? Clain : Ñ Tu penses, il n'est pas aveugle.
¥ 1986 MŽlo, film de Alain Resnais [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 360, 1987]
Marcel : Ñ Mon vieux Pierre, qu'est-ce que tu fais demain ˆ quatre heures ? Pierre : Ñ Je dois
avoir une leon... Oui, je donne une leon chez Gaveau. Pourquoi ? Marcel : Ñ Je voulais que vous
veniez chez moi... pour faire de la musique. Enfin j'aurais essayŽ de jouer un peu. Pierre : Ñ
Mais tu penses ! Je l‰che tout !
¥ 1996 Un air de famille, film de CŽdric Klapisch
La mre : Ñ Il veut la renvoyer. Philippe : Ñ Ben tu penses ! La mre : Ñ C'est pas possible !