Dictionnaires : [en attente]
Critère(s) d'inclusion :
nomenclature troite : homonymie interne la nomenclature.
nomenclature large : lexique programmatif.
N.B. sous rserve des champs actuellement non renseigns.
Fonctions :
Exprimer sa rsignation. OU Demander au dest. de se rsigner.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation : [en attente]
Type de phrase : [en attente]
Attestations :
Enchaînements remarquables :
glose de mimique : [ avec cette espce d'garement et d'abandon du regard qu'ont les douleurs qui ne se connaissent plus ni ne cherchent se matriser et disent : ] [ que veux-tu ? ]
monol. : [ ah ! que veux-tu ! ] [ c'est normal ]
monol. : [ qu'est-ce que tu veux ? ] [ a s'est trouv comme a ]
monol. : [ qu'est-ce que tu veux ? ] [ je n'y peux rien ]
monol. : [ qu'est-ce que tu veux ? ] [ je ne peux pas appeler a [de la peinture] ]
monol. : [ que veux-tu ? ] [ c'est humain ]
monol. : [ que veux-tu, que veux-tu ! ] [ c'est terrible ]
1913 M. Proust, ALRDTP 1, Du ct de chez Swann, p. 311
(avec cette espce d'garement et d'abandon du regard qu'ont les douleurs qui ne se connaissent plus ni ne cherchent se matriser et disent : Que voulez-vous ! )
1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 168
"Lohengrin? Ah! oui, la dernire revue des Folies-Bergre []" H bien, madame, qu'est-ce que
vous voulez, quand on entend des choses comme a, a vous fait bouillir. J'avais envie de la
gifler. Parce que j'ai mon petit caractre, vous savez.
1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 201
Au nom du ciel, aprs un peintre comme Monet, qui est tout bonnement un gnie, n'allez pas
nommer un vieux poncif sans talent comme Poussin. Je vous dirai tout nment que je le trouve le plus
barbifiant des raseurs. Qu'est-ce que vous voulez, je ne peux pourtant pas appeler cela de la
peinture.
1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 280
H bien ! ce pauvre Dechambre ! dit-il, mais mi-voix [] C'est affreux, rpondit
allgrement M. Verdurin. Si jeune , reprit Brichot. Agac de s'attarder ces inutilits, M.
Verdurin rpliqua d'un ton press et avec un gmissement suraigu, nonde chagrin, mais d'impatience
irrite : H bien oui, mais qu'est-ce que vous voulez, nous n'y pouvons rien, ce ne seront
pas nos paroles qui le ressusciteront, n'est-ce-pas ?
1922 M. Proust, ALRDTP 7, Le Temps retrouv, p. 130
videmment le militaire tait en train de railler son compagnon, au sujet du peu de conformit
que sa conduite offrait avec son habit, car celui-ci d'un air grave, et levant vers son visage un
doigt hideux de docteur en thologie, dit sentencieusement : Que voulez-vous, je ne suis pas
(j'attendais un saint ) une ange.
1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Oui, je prfre les filles. Les garons sont ingrats, oublieux de leurs devoirs,
prompts dsobir. (Ce disant, il regarde la place vide de Gilles. Avec bont.) Je ne suis pas
mchant, bien sr, mais (Brusquement mchant et glacial.) j'ai horreur, oui, j'ai horreur qu'on me
dsobisse ! (Redevenanf bonhomme.) Chacun a ses petits travers, que voulez-vous ?
1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
HUGUES (il a tu Renaud au tournoi) Renaud, Renaud, que je considrais dj comme mon fils. Quand je pense que c'est cette main-l qui l'a frapp. LE GROS SEIGNEUR. Que voulez-vous, on ne peut rien contre une mauvaise chance.
1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
LE VISITEUR. Hlas ! Les meilleurs d'entre nous se rjouissent du malheur des autres. Que voulez-vous ? C'est humain !
1954 E. Ionesco, Victimes du devoir, Folio p. 13
CHOUBERT : Nous savons que les suggestions prennent brusquement figure de rglement, de lois svres. MADELEINE : Que veux-tu, mon pauvre ami, la loi est ncessaire []
1958 E. Ionesco, Tueur sans gage, Folio, p. 123
BRENGER : Mais c'est atroce. Atroce. DOUARD : Je l'admets. Je ne vous contredis pas.
BRENGER : Votre indiffrence me rvolte ! Je vous le dis en face. DOUARD : Que
voulez-vous je BRENGER, plus fort : Votre indiffrence me rvolte !
1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 21
Si tu veux insinuer que je suis pas la page, dit Zazie, moi je peux te rpondre que tu n'es qu'un vieux con. Tu entends a ? dit Gabriel. Qu'est-ce que tu veux , dit Charles, c'est la nouvelle gnration.
1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 169
Tout de mme [tre amoureuse d'] un flicard. Moi, a me dbecterais. Je te comprends. Mais qu'est-ce que tu veux, a s'est trouv comme a.
1959 R. Queneau, Zazie dans le mtro, p. 221
Mais je l'ai vu si souvent, le numro de Gabriel, que maintenant j'en ai soup, c'est le cas de le dire. Et puis, il ne se renouvelle pas. Les artisses, qu'est-ce que vous voulez, c'est souvent comme a.
1966 E. Ionesco, La lacune, Gallimard, p. 184
La femme : Je ne m'y attendais pas. Tout lui russissais. Il s'en sortait toujours au dernier
moment. L'ami : Dans l'tat de fatigue o il tait ! Vous n'auriez pas d le laisser. La femme :
Que voulez-vous, que voulez-vous ! C'est terrible.
1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 81
Quel ge as-tu, mon joli ? Dix ans. Tu as une maman ? ./. Je disais non et j'avais de la peine pour Madame Rosa [qui m'lve] mais qu'est-ce que vous voulez.
1975 Emile Ajar (Romain Gary), La vie devant soi, 1975 (Folio 1362), p. 211
J'avais aussi envie de revoir la mme blonde et jolie qui sentait frais dont je vous ai parl,
je crois, vous savez, celle qui s'appelait Nadine ou comment dj. C'tait peut-tre pas trs gentil
pour Madame Rosa [=ma vieille nourrice] mais qu'est-ce que vous voulez.
1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 74
LUI : Moi cet ge-l, j'tais idiot. Un peu arrir. Toujours dans les livres. Dans les
muses. Mais lui ah oui, pour a oui, lui, ces choses-l, a l'ennuie il n'aime pas a lui, c'est
les bandes dessines la tl. Voix : Ah que voulez-vous,il est de son temps c'est normal,
il est comme tout le monde.
1980 N. Sarraute, Elle est l, Thtre, p. 35
H. 1 : Je pense que depuis quelque temps on assiste une recrudescence... une dgradation
de plus en plus sensible... H. 2 : Oui... oui... H. 1 : Je lisais l'autre jour... Il tait de
mon avis... c'est un mouvement irrversible... H. 2 : Oui... c'est bien vrai... H.1 : Que
voulez-vous ? On ne peut que faire le dos rond... Personne d'ailleurs... vous ne trouvez pas
?
1987 L'ami de mon amie, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 367, 1987]
Fabien. De toute faon c'est un peu moi qui t'ai laisse seule dans ton coin ! Mais qu'est-ce que tu veux, il y a des moments, cette fille est accaparante et bon euh... impossible de s'en dptrer !