Dictionnaires : [en attente]
Critère(s) d'inclusion :
nomenclature troite : homonymie interne la nomenclature.
N.B. sous rserve des champs actuellement non renseigns.
Fonction :
Critiquer un acte de parole du dest.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation : [en attente]
Type de phrase :
assertion ngative prdicat gnosique du dest.
mode littral
Attestations :
Enchaînements remarquables :
monol. : [ je ne te comprends plus ] [ tu ne sais pas ce que tu dis ]
monol. : [ ne l'coute pas, il est fous, ] [ il ne sait pas ce qu'il dit ]
monol. : [ tais-toi ] [ tu ne sais pas ce que tu dis ]
monol. : [ tais-toi, ce n'est pas possible ] [ tu ne sais pas ce que tu dis ]
1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 241
C'est bien rendu, hein ? demanda M. Verdurin Saniette. Je crains seulement, rpondit
celui-ci en bgayant, que la virtuosit mme de Morel n'offusque un peu le sentiment gnral de
l'uvre. Offusquer, qu'est-ce que vous voulez dire ? hurla M. Verdurin tandis que des invits
s'empressaient, prts, comme des lions, dvorer l'homme terrass. Oh ! je ne vise pas seulement
lui. Mais il ne sait plus ce qu'il dit. Viser quoi ? []
1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 273
"En tout cas il n'tait pas joli, joli!" dit Brichot, lequel, affreux, se croyait bien et
trouvait facilement les autres laids. "Taisez-vous, dit le Baron, vous ne savez pas ce que vous
dites, dans ce temps-l il avait un teint de pche et, ajouta-t-il en mettant chaque syllabe
sur une autre note, il tait joli comme les amours.
1942 Les visiteurs du soir, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 13, 1962]
ANNE. Je vous en supplie, ne riez pas comme cela, d'un rire aussi triste. GILLES. Pourquoi ?
Vous voudriez peut-tre que je fonde en larmes, que je me roule vos pieds.... parce que vous
m'aimez ? ANNE. Gilles, je vous aime et je sais que vous m'aimez aussi. GILLES. Ouvrez bien
grande cette oreille... si jolie... si finement ourle..., si agrable caresser... Ecoutez bien
ceci. Anne, mon amie, je ne vous aime pas. ANNE, incrdule, mais dsole. Taisez-vous, ce nest
pas possible, vous ne savez plus ce que vous dites.
1959 E. Ionesco, Rhinocros, Gallimard Folio, p. 239
Daisy : Il n'y a pas de raison absolue. C'est le monde qui a raison, ce n'est pas toi, ni moi.
Brenger : La preuve, c'est que je t'aime autant qu'un homme puisse aimer une femme. Daisy :
Drle d'argument ! Brenger : Je ne te comprends plus, Daisy. Ma chrie, tu ne sais plus ce que
tu dis ! L'amour ! l'amour, voyons, l'amour
1961 Ce soir ou jamais, film de Michel Deville [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 9, 1961]
LAURENT (qui attend Isabelle, Valrie). Tu restes ici ? (Valrie fait oui de la tte.)
LAURENT, jouant une extrme indignation. Mais tu ne sais pas ce que tu dis ! Tu devrais
dj dormir. Et moi aussi, je devrais dj dormir. Enfin, c'est del'inconscience... !
1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 51
Le Roi : Une robe. C'est extraordinaire ! Juliette : Une robe moche, de quatre sous. Le Roi : Tu ne sais pas ce que tu dis. Que c'est beau une robe moche.
1967 N. Sarraute, Le silence, Thtre, p. 156
H. 1, gmissant : Piti. Ne l'coutez pas. Il est fou. Il ne sait pas ce qu'il dit.