Dictionnaires : [en attente]
Critère(s) d'inclusion :
N.B. sous rserve des champs actuellement non renseigns.
Fonction :
Renforcer la vrit d'une assertion concernant un tiers.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation : [en attente]
Type de phrase :
assertion positive
mode littral
Attestations :
Enchaînements remarquables :
dial. : [ qu'est-ce que tu en sais ? ] [ je le connais ]
monol. : [ je le connais ] [ c'est tout vu ]
monol. : [ je le connais ] [ c'est plus fort que lui ]
1921 M. Proust, ALRDTP 3, Le ct de Guermantes, p. 275
Nous fmes prendre ce fbrifuge ma grand-mre et remmes alors le thermomtre. Comme un
gardien implacable qui on montre l'ordre d'une autorit suprieure auprs de laquelle on a fait
jouer une protection, et qui le trouvant en rgle rpond : "C'estbien, je n'ai rien dire, du
moment que c'est comme a, passez", la vigilante tourire ne bougea pas cette fois. Mais, morose,
elle semblait dire : " quoi cela vous servira-t-il ? Puisque vous connaissez la quinine, elle me
donnera l'ordre de ne pas bouger, une fois, dix fois, vingt fois. Et puis elle se lassera, je la
connais, allez. Cela ne durera pas toujours. Alors, vous serez bien avancs."
1935 Toni, film de Jean Renoir [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 251, 1980]
(Marie a tent de se noyer. Toni, son mari, la sauve. Elle est vanoue.) FERNAND. Toni Toni
Tu vois ce que tu as encore fait ! DOMINIQUE (au Noir). Y a longtemps qu'il attendait cette
occasion. Le matin, quand je travaille la campagne, je les entends qui se disputent tout le temps.
LE NOIR. a, je ne crois pas. Je connais Toni, c'est mon collgue.
1938 Htel du nord, film de Marcel Carn [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 375, 1988]
Raymonde : [] Edmond, c'tait bien Paulo. Nazarde : Oui, et maintenant il a fil. Raymonde : Oui, mais il reviendra. Nazarde : Qu'est-ce que t'en sais ? Raymonde : Je le connais.
1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
CASIMIR. Moi, il me semble que tu devrais expliquer ton don l'oncle. IRNE. Non. Je le connais. Il rigolerait !
1938 Le Schpountz, film de Marcel Pagnol [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 106, 1970]
L'ONCLE. a m'tonnerait s'ils t'avaient pay une semaine d'avance. IRNE. Pourquoi dis-tu a ? L'ONCLE. Parce que je connais les Amricains.
1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
HELENE. Toujours aussi fou ? JEAN. Plus que jamais. Il faut que cette fille mappartienne. HELENE. Elle vous appartiendra peut-tre. Mais de quelle manire ? JEAN. Nous verrons. HELENE. Mais, mon cher Jean, je la connais. Cest tout vu.
1945 Les dames du Bois de Boulogne, film de Robert Bresson [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 197, 1977]
(Dans un magasin.) LE GARDIEN. Alors, je vous enferme ? AGNES. Soyez gentil. Attendez encore
une seconde. LE GARDIEN. Ce sont ces messieurs qui vous effraient ? AGNES. Il n'y a pas une
autre porte de sortie ? LE GARDIEN. Non... Et ils ne partiront plus, je les connais ; ils
vous guettent depuis ce matin... Plaignez-vous ! C'est la ranon de la gloire.
1963 L. Calaferte, Septentrion, Denol (Folio 2142) p. 263
Lehmann ne vous laissera pas sur la paille, je le connais.
1974 Vincent, Franois, Paul et les autres, film de Claude Sautet [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 154, 1974]
PAUL : Jean, il est trs bon [ la boxe]. C'est un styliste, tu vois. Mais l'autre, c'est un tueur... Je le connais, je l'ai vu... y a deux ans, au Palais des Sports, contre un styliste justement.
1980 N. Sarraute, C'est beau, Thtre, p. 80
ELLE : C'tait ridicule. Je suis sre que maintenant il s'en rend compte. Il aurait d te
laisser t'expliquer, te laisser t'affirmer. Et lui: Qui elle ? , mais ce n'tait pas pour
t'craser, tu sais je le connais c'tait plus fort que lui : un simple rflexe. Qui elle
? par habitude Par conformisme.
1981 La femme d'-ct, film de Franois Truffaut [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 390, 1990]
Madame Jouve. Je suis alle la voir cet aprs-midi, la clinique : cette petite, elle est
dans le trente sixime dessous [dpression nerveuse], et ce n'est pas sorcier de comprendre que a
lui ferait du bien de vous voir. Vous pourriez lui parler, dpassionner tout a, hein ? Bernard.
Non, coutez. Ecoutez, je la connais depuis plus longtemps que vous. Croyez-moi, si quelqu'un
peut quelque chose pour elle, c'est certainement pas moi.
1990 Conte de printemps, film de Eric Rohmer [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 393, 1990]
Igor : Elle voulait plutt vous jeter dans mes bras. Jeanne : Elle vous l'a dit ? Igor : Non, je la connais.
1994 Le fils prfr, film de Nicole Garcia [dialogues publis par L'Avant-Scne Cinma, Paris, no 452, 1996]
Raphal : Ils [=les maons] ont pas travaill hier ! Ni hier, ni le jour d'avant. Personne n'a
travaill ici depuis deux jours au moins ! Jean-Paul : Oui... Viens, il fait bientt nuit. Raphal
: Il est sec, ce bton... Je les connais, il faut tre sur leur dos, autrement ils te
racontent n'importe quoi.