Dictionnaires : [en attente]
Critère(s) d'inclusion :
N.B. sous rŽserve des champs actuellement non renseignŽs.
Fonction :
Exprimer son indiffŽrence.
Mode de réalisation de la fonction : [en cours de refonte]
Motif de l'énonciation :
Motif d'Žnonciation simple :
nature : un Žtat de fait non dŽt. ; source motivationnelle : val. mondaine nulle aux yeux du loc.
; observabilitŽ : - rŽalisŽ - mentionnŽ
; localisation : - dans un ŽnoncŽ antŽrieur du loc. - dans une rŽplique du dest. - rŽalisŽ dans la situation
RŽfŽrence morpho-lexicale au motif de l'Žnonciation dans l'ŽnoncŽ : anaphore du motif de l'Žnonciation.
Type de phrase :
assertion positive ˆ quoi s'ajoute la contre-programmation de l'acte pos. mentionnŽ
Ñ mode additif simple (motif non effectif impliquant contre-programmation)
Attestations :
Enchaînements remarquables :
monol. : [ a m'est Žgal ] [ au point o j'en suis ]
monol. : [ crois ce que tu veux ] [ a m'est bien Žgal ]
monol. : [ j'sais pas ] [ a m'est Žgal ]
monol. : [ je m'en balance ] [ a m'est Žgal ]
monol. : [ qu'est-ce que tu veux que a me fasse ? ] [ cela m'est bien Žgal ]
¥ 1918 M. Proust, ALRDTP 2 , A l'ombre des jeunes filles en fleurs, p. 461
[É] je suis bien certaine qu'Albertine ne voudra pas vous voir, si elle vient seule [dormir] ˆ
l'h™tel. Ce ne serait pas protocolaire" ajouta-t-elle en usant d'un adjectif qu'elle aimait
beaucooup, depuis peu, dans le sens "ce qui se fait". "Je vous dis cela parce que je connais les
idŽes d'Albertine. Moi, qu'est-ce que vous voulez que a me fasse, que vous la voyiez ou non ?
Cela m'est bien Žgal."
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 81
Ç Ë propos de dreyfusards, dis-je, il para”t que le prince Von l'est. Ñ Ah ! vous faites bien de
me parler de lui, s'Žcria M. de Guermantes, j'allais oublier qu'il m'a demandŽ de venir d”ner lundi.
Mais qu'il soit dreyfusard ou non, cela m'est parfaitement Žgal puisqu'il est Žtranger. Je
m'en fiche comme de colin-tampon. [É] È
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 4, Sodome et Gomorrhe, p. 240
Excusez-moi, monsieur, de m'adresser ˆ vous sans vous conna”tre. Mais j'ai entendu que vous commandiez des tomates. Elles sont pourries aujourd'hui. Je vous le dis dans votre intŽrt car pour moi cela m'est Žgal, je n'en prends jamais.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 135
De mme, si Albertine avait dit quelques instants plus tard : Ç Si je me tue, cela m'est bien Žgal È, c'Žtait parce qu'elle Žtait persuadŽe qu'elle ne se tuerait pas.
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 219
Ç Cela me serait Žgal que vous fumiez, mais c'est ˆ cause du tapis, il est trs
beau, ce qui me serait encore Žgal, mais il est trs inflammable, j'ai trs peur du feu et je ne
voudrais pas vous faire flamber tous, pour un bout de cigarette mal Žteinte que vous auriez laissŽ
tomber par terre. È
¥ 1922 M. Proust, ALRDTP 5, La Prisonnire, p. 312
Ç Je me rappelle trs bien que j'ai donnŽ ma photographie ˆ cette Esther parce qu'elle insistait
beaucoup et que je voyais que cela lui ferait plaisir, mais quant ˆ avoir eu de l'amitiŽ pour elle
ou ˆ avoir envie de la voir, jamais ! È Et pourtant Albertine Žtait de caractre si lŽger qu'elle
ajouta : Ç Si elle veut me voir, moi a m'est Žgal, elle est trs gentille, mais je n'y tiens
aucunement. È
¥ 1931 Le million, film de RenŽ Clair [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 370, 1988]
Prosper. Ñ Eh dis donc, j'veux faire quelque chose pour toi. Michel (bougonnant). Ñ Oh ! oh !...
Prosper. Ñ J'ai des relations, si je retrouve le billet [gagnant], on partage le million ? Michel. Ñ
Oh, oh, on partage. Non, non, on partage pas. Prosper. ÑOh !É ben cherche-le ton billet. Si c'est a
les copains, alors... Michel. Ñ D'abord, pourquoi dis-tu a ? Prosper (mystŽrieux). Ñ Oh ! une idŽe,
un pressentiment. Michel. Ñ Ah ! Prosper. Ñ Oui. Michel. Ñ Oh, moi, a m'est Žgal, au point
o j'en suis.Prosper. Ñ Alors c'est entendu ? Quel que soit le moyen, si c'est moi qui te rapporte
le billet, on partage le million. Michel (sans enthousiasme). Ñ Eh ben, c'est entendu.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth: Ñ Tu t'rends compte qu'y en a pas un seul qui comprend ce que tu dis ? Mulot: Ñ Ah, a m'est Žgal. Eux a les Žpate et moi a m'amuse.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
[Engagement dans la lŽgion] Le militaire: Ñ Votre nom ? Gilieth: Ñ Beno”t. Le militaire: Ñ C'est
un nom que les franais donnent souvent. ‚a ne [vous] fait rien de vous appeler autrement ? Gilieth:
Ñ Oh ! je m'en fous. Enfin. je m'en balance, a m'est Žgal.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
Gilieth: Ñ Tu veux savoir ? A•cha: Ñ ‚a m'est Žgal. Gilieth: Ñ ‚a t'est Žgal de savoir
que j'ai tuŽ un homme ? A•cha: Ñ ‚a m'est Žgal. Gilieth: Ñ Tu veux pas savoir pourquoi ?
A•cha: Ñ Ah, si tu l'as fait c'est que tu avais tes raisons. Que la paix soit sur toi et sur
nous.
¥ 1935 La Bandera, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 286, 1982]
[Dans la chambrŽeÉ] Mulot: Ñ HŽ ! T'as des prŽfŽrences? (Il dŽsigne deux lits) Gilieth: Ñ Non, a m'est Žgal.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(La vache va vler.) MARIE. Ñ Tu viens pas ? JEAN. Ñ Non, ca m'est bien Žgal son veau.
¥ 1943 Goupi-mains rouges, film de Jacques Becker [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 204, 1978]
(Monsieur est injustement souponnŽ de meurtre et de vol.) MONSIEUR. Ñ Croyez ce que vous voulez, a m'est bien Žgal. Voilˆ.
¥ 1946 Panique, film de Julien Duvivier [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 391, 1990]
Garon de cafŽ. Ñ Ce sera quoi ? Alfred. Ñ ‚a m'est Žgal. Garon de cafŽ. Ñ Moi aussi. Alfred. Ñ Un demi.
¥ 1959 R. Queneau, Zazie dans le mŽtro, p. 90
Ñ ‚a sera quoi ? lui demanda Turandot. Ñ Un remontant, rŽpondait le type avec ˆ-propos. Ñ C'est qu'il y a des tas de marques. Ñ M'est Žgal.
¥ 1963 E. Ionesco, Le Roi se meurt, Gallimard, p. 54
Marie : Ñ De nouveaux astres sont sur le point d'appara”tre. Le Roi : Ñ Je rage. Marie : Ñ Ce sont des Žtoiles toutes neuves. Des Žtoiles vierges. Le Roi : Ñ Elles se flŽtriront. D'ailleurs, cela m'est Žgal.
¥ 1965 BelphŽgor 1, film de Claude Barma
A: Ñ Si vous tombez, je tombe avec vous [=du toit]É L: Ñ ‚a m'est Žgal, c'est Laurence que vous aimezÉ
¥ 1974 Les valseuses, film de Bertrand Blier
Ñ ‚a m'est Žgal d'y aller seul [=faire un coup]É
¥ 1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Pre, ˆ sa petite fille: Ñ Ou alors tu prends ce sac-lˆ, ou alors tu sais ce qui va se passer ? Nous allons aller au restaurant ta mre et moi et nous allons te laisser ici toute seule. Sylvie: Ñ ‚a m'est Žgal.
¥ 1975 L'argent de poche, film de Franois Truffaut
Institutrice: Ñ O est ton livre ? Elve: Ñ J'sais pas, a m'est Žgal ! Institutrice: Ñ Ah a t'est Žgal ! Eh bien dans ce cas, tu vas aller passer l'heure de grammaire dans le couloirÉ Allez !
¥ 1978 Une histoire simple, film de Claude Sautet [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 225, 1979]
Marie: Ñ T'es sžre que tu veux pas les [=les enfants] faire dormir ici avec toi ? Moi je vais n'importe o, a m'est Žgal.
¥ 1980 N. Sarraute, Elle est lˆ, Thމtre, p. 57
H 2 : Ñ Vous savez, je ne sais pas ce qui m'arrive... c'est Žtrange... (L'air surpris :)
J'accepte. Oui. (Ton furieux :) J'accepte. (Ton accablŽ:) J'accepte. (Ton calme :) J'accepte. (Ton
ferme, dŽcidŽ :) J'accepte. Qu'elle garde en elle son idŽe. Qu'elle la couve. Qu'elle la soigne.
Qu'elle l'engraisse... a m'est Žgal... H 3 : Ñ Ce n'est pas possible ?... Ne me dites pas
que vous tes devenu un de ces indiffŽrents... un de ces tides pour qui les idŽes...
¥ 1981 La femme d'ˆ-c™tŽ, film de Franois Truffaut [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 390, 1990]
Mathilde (elle pleure). Ñ Je n'ai pas de mouchoir, tu peux me prter le tien ? Bernard. Ñ Oui, voilˆ. Oh, attends, il est sale. Mathilde. Ñ ‚a m'est Žgal, prte-le moi.
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj12
(236)(DR10)Fj12 : Ñ bon ils en fument [de l'herbe] a m'est Žgal c'est leur problme.
ils en fument hein/ ils m'en ont proposŽ au dŽbut je leur ai dit non. {j'ai pas envie de
toucher}.{ah mais t'as pas essayŽ} {mais si j'ai essayŽ } mais j'ai essayŽ c'est tout.}
¥ 1984 Entretiens FRA80, CrŽdif : Fj23
(289)(PR85)Fj23 : Ñ parce que:.. bon on me dit moi/ oui toi tu penses comme a nous on pense
pas comme toi/ ils pensent pas pareil/ enfin moi a m'est Žgal/ EF(Fj23) : Ñ oui
(290)(PR86)Fj23 : Ñ ce qu'ils pensent/ moi c'est mon avis c'est tout/ moi les avis des autres bon/
je m'en occupe aussi un peu quand mme EF(Fj23) : Ñ oui (291)(PR87)Fj23 : Ñ mais enfin pas trop
parce que a me regarde pas hein/
¥ 1985 Escalier C, film de Jean-Charles Tacchella [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 344, 1985]
Charlotte [enfermŽe chez Bruno] : Ñ Anita ! Ouvre le verrou, s'il te pla”t ! Bruno : Ñ Anita, tu
n'es pas chez toi. Si tu n'ouvres pas, si tu ne fais pas ce qu'on te dit, je vais chercher un
gendarme et tu auras une r‰clŽe. Anita : Ñ ‚a m'est Žgal, je n'ouvrirai pas.
¥ 1990 La discrte, film de Jean-Pierre Vincent et Christian Ronsin [dialogues publiŽs par L'Avant-Scne CinŽma, Paris, no 402, 1991]
Antoine: Ñ Tu peux me dire tout ce que, tu peux penser ce que tu veux, tu peux me traiter de tous les noms, de ce que tu veux, a m'est compltement Žgal.