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30/05/25
DiPhUs : Dictionnaire de phrases usuelles
phrases par rŽaction : prŽsentation du classement
PLAN
1. organisation du classement des fonctions des ŽnoncŽs
1.1. orientation
1.2. transformativitŽ
1.3. rŽactions portant sur un thme
1.4. rŽactions non dŽterminŽes
2. rŽpartition des ŽnoncŽs dans les catŽgories de fonctions
2.1. trois niveaux hiŽrarchiques de fonctions
2.2. ŽnoncŽs uni- et plurifonctionnels
2.3. fonctions prŽcises et imprŽcises
3. ŽnoncŽs non classŽs
4. index alphabŽtique des rŽactions
1. ORGANISATION DU CLASSEMENT DES FONCTIONS DES ƒNONCƒS
Le classement des fonctions en grandes catŽgories est complŽtŽ par un index alphabŽtique des fonctions.
1.1. ORIENTATION
Comment classer les ŽnoncŽs selon la fonction qu'ils rŽalisent ? On donnera la prioritŽ ˆ l'orientation de l'ŽnoncŽ, c'est-ˆ-dire ˆ la distinction entre participation et opposition au motif de l'Žnonciation (ME), avec leurs variantes (non participation, participation ˆ qch. de val. nŽg. É). Accepter de faire l'acte que le dest. me demande de faire c'est participer ˆ cette demande, et refuser de le faire c'est s'y "opposer".
La notion d'orientation d'une rŽaction par rapport ˆ son motif peut Žgalement s'appliquer aux actants du motif : fŽliciter l'agent d'un acte c'est "participer" ˆ cet agent, le critiquer c'est s'y opposer. La distinction entre orentation par rapport au motif et par rapport ˆ l'agent du motif se marque dans des paires d'ŽnoncŽs comme C'est absurde ! [ce que tu dis, ce que tu fais] et Tu es absurde.
Plaindre quelqu'un est ˆ la fois une opposition au motif de la plainte (on lui suppose une val. nŽg.) et une participation ˆ la victime (on lui reconna”t une val. pos. dans le cadre du motif de val. nŽg.).
L'orientation par rapport ˆ un actant du motif n'est pas sans rapport avec la thŽorie de l'effort de figuration centrŽe sur la notion de "face" : cette thŽorie Žtudie la valeur des actes (de parole ou non) - pour les actants sur lesquels ils portent.
Ici l'orientation d'une rŽaction par rapport ˆ un actant du motif de cette rŽaction est secondaire ˆ l'orientation de cette rŽaction par rapport au motif lui-mme. L'orientation par rapport ˆ un actant est nŽanmoins centrale dans les rŽactions dites de "rŽtribution" d'un agent, d'un bŽnŽficiaire, d'une victime.
1.2. TRANSFORMATIVITƒ
Une autre variable concerne le caractre transformatif des rŽactions sur ce sur quoi elles portent, qui va tre un ŽlŽment du complexe motivationnel : le motif lui-mme, ses entours, ses actants. On oppose ici les rŽactions non transformatives, tensives, transformatives.
1.2.1. rŽactions non transformatives
Les rŽactions non transformatives laissent le motif en l'Žtat. C'est le cas des rŽactions concernant l'opinion, la vŽritŽ des assertions, des rŽactions Žvaluatives de re, des rŽactions cognitives, notamment informatives, et des rŽactions expressives, qui expriment ou manifestent un Žtat affectif causŽ par le motif. Respectivement :
C'est ce que je me dis moi aussi. partager l'opinion d'autrui.
Tu m'arrtes si je me trompe. demander au dest. de contr™ler la vŽritŽ de ce que je vais dire.
On sait comment a finit. prŽdire une dŽgradation d'une situation.
Ne va pas (t)'imaginer je ne sais quoi ! prŽvenir une hypothse fausse du dest.
Il faut avoir le cÏur bien accrochŽ ! exprimer son dŽgožt.
1.2.2. rŽactions tensives
Les programmations sont par dŽfaut considŽrŽes comme des programmations "actives", en ce sens qu'elles impliquent un proagent (le loc. lui-mme, le dest., voire un tiers) chargŽ de rŽaliser l'acte programmŽ. On qualifie de "passives" les programmations qui n'impliquent pas de proagent. C'est le cas des vÏux, des souhaits, des espoirs. NB Les verbes souhaiter, espŽrer peuvent construire des programmations passives ou actives :
J'espre qu'il fera beau / que tu viendras.
Je te souhaite bien du bonheur / je souhaite que tu viennnes.
Les programmations ("actives") pour un acte du dest. sont primaires, secondaires, tertiaires. Une programmation primaire, contrairement ˆ une programmation secondaire, ne rŽagit pas ˆ une programmation du mme acte. Une programmation tertiaire rŽagit ˆ une programmation secondaire. Comparer :
Il faut jouer le tout pour le tout., programmation primaire,
- [Tu peux revenir demain ?] - Entendu., programmation secondaire, acceptant de faire l'acte programmŽ,
[- Vas-y ! - Je n'ai pas envie !] - Je ne te demande pas si tu as envie., programmation tertiaire, s'opposant ˆ la programmation secondaire de refus.
La programmation n'est pas ˆ proprement parler une rŽaction, elle en est un mode de rŽalisation, comme
la rŽalisation elle-mme : Bonjour !, rŽalise l'acte de saluer
l'introduction : J'ai une proposition ˆ te faire., introduit l'ŽnoncŽ de la proposition
la prŽparation : Tu es libre dimanche ? prŽpare, si la rŽponse est "oui", une proposition de faire qch. ensemble
Programmer ne saurait tre considŽrŽ dans le mme paradigme de rŽactions que par exemple critiquer, remercier, saluer, etc. La programmation, qu'elle soit passive ou active, est dite "tensive" en ce sens qu'elle tend vers la rŽalisation de ce qu'elle programme. Les ŽnoncŽs qui consistent ˆ prŽparer ou ˆ introduire un acte de parole sont eux aussi "tensifs" par rapport ˆ l'acte prŽparŽ / introduit (qui est le motif d'Žnonciation immŽdiat de ces ŽnoncŽs).
rŽaction
passive : programmation passive : pas de proagent dŽfini : rŽaction tensive : espŽrer, souhaiter, faire un vÏu
active : proagent dŽfini
programmation active : rŽaction tensive : Je vais voir, Viens voir !
prŽparation : rŽaction tensive : Tu es libre dimanche ?
introduction : rŽaction tensive : J'ai une proposition ˆ te faire.
rŽalisation
rŽaction non transformative : Žvaluation, explication, information, rŽaction expressive, É
rŽaction transformative : annuler, corriger, interrompre, É
1.2.3. rŽactions transformatives
Les rŽactions transformatives rŽalisŽes par un ŽnoncŽ modifient leur objet, qui ne peut tre qu'un acte de parole, celui du loc. ou celui du dest. (corriger une faute de prononciation, de grammaire, remplacer un mot par un autre,É). Exemples :
- rŽactions discursives :
annuler un acte de parole du loc. : Je retire ce que j'ai dit., du dest. : (Mettons que) tu n'as rien dit.
reformuler une dŽnomination faite par le loc. : [C'est un cas de dysosmie] ou, si tu veux, [de parosmie].
remplacer une acception ambigu‘ par une acception prŽcise : [Je dessine des arbres], au sens [algorithmique du terme].
corriger une formulation du loc. : - [Je suis allŽ] Òau coiffeur.ã Pardon : chez [le coiffeur].,, du dest. : [- J'adore la bagnole !] - Tu ne peux pas dire Ç [voiture] È (comme tout le monde) ?
- rŽactions interlocutoires
donner la parole : Tu ne voulais pas intervenir ?
interrompre le dest. : Excuse-moi d'intervenir. (É)
rendre la parole aprs interruption : Je t'ai interrompu.
et l'inŽvitable La sŽance est ouverte. (cas particulier de transformation phasique).
1.2.4. rŽactions transformatives ou non
En dehors des rŽactions portant sur un thme (ci-aprs) on s'intŽresse aux rŽactions de rŽtribution (portant sur un actant du motif de l'Žnonciation).
rŽactions non transformatives
remercier, rŽpliquer ˆ un remerciement laissent leur motif d'Žnonciation (respectivement ce dont on remercie / le remerciement auquel on rŽplique) en l'Žtat, mais ils "flattent la face" du dest. par ces rŽaction symboliques.
Žvaluation : complimenter le dest. d'Žchapper ˆ qch. de val. nŽg. :Tu l'as ŽchappŽ belle !
fŽliciter le dest. agent : Tu mŽrites une mŽdaille !
chasser le dest. : Passe ton chemin !
marquer in petto un acte de parole du dest. hostile ˆ un tiers : Et vlan !
insulter et retourner une insulte : [- Ò{Idiot !}ã - ({Idiot}) toi-mme !
lancer un vivat : Vive la mariŽe ! et ˆ l'inverse huer le dest. : Hou !
rŽactions tensives
Bats-toi (, si tu es un homme) ! dŽfier le dest. au combat : tend ˆ vaincre le dest.
Il en va de mme pour des menaces comme Si on me cherche, on me trouve !
Faire la paix peut passer pour transformatif de la querelle dans (Allez,) on efface tout !, mais comme il faut tre deux pour faire la paix, l'ŽnoncŽ est aussi tensif que Oublions nos (vieilles) querelles !
rŽactions transformatives
Tu n'as pas ˆ t'excuser. donner quittance au dest. qui s'excuse : annule en quelque sorte l'acte d'excuse du dest. en le rendant immotivŽ mais de val. pos., alors que
C'est inexcusable ! peut annuler un acte d'excuse de val. nŽg.
On rabroue le dest. par une rŽplique qui invalide, annihile son intervention :
Cause toujours, tu m'intŽresses ! avec un anti-motif ("tu ne m'intŽresses pas")
ou par une rŽplique absurde : Ò- Quoi ?ã -Éffeur !
Dans l'ŽnoncŽ performatif PrivŽ de dessert ! c'est l'agent malfaisant qui va subir une transformation au niveau de l'avoir.
1.3. RƒACTIONS PORTANT SUR UN THéME
Bien que la distinction d'orientation de participation et d'opposition (et ses variantes) s'applique ˆ tous les ŽnoncŽs et ˆ tous les actes, de mme que la variable de transformativitŽ, on a intŽrt ˆ classer ˆ part, d'un point de vue pratique, certains ŽnoncŽs en fonction de leur thŽmatique.
On regroupe ici les rŽactions concernant l'opinion, la vŽritŽ des assertions, la cognition, le domaine corporel, l'intention et la dŽcision, la responsabilitŽ d'un acte, les modalitŽs de rŽalisation.
Prenons le cas du domaine corporel. Il s'agit des ŽnoncŽs relatifs aux actes de boire, manger, fumer, aller aux toilettes, se coucher et rŽveiller, de se vtir et de son apparence, et quelques autres (se lever, s'asseoir, rester sur place ou s'Žcarter, et encore, sourire, Žternuer, roter), ainsi que des Žtats physiologiques et de la maladie, du dŽcs
NB Les actes du domaine sexuel sont classŽs dans la thŽmatique de l'association/dissociation physique
rŽactions tensives
DŽjeune avec nous ! inviter ˆ partager un repas
Vous avez terminŽ ? demander au client d'une table de restaurant s'il a terminŽ son plat : rŽaction prŽparatoire (condition de succs) ˆ un acte corporel : desservir
Vivement ce soir qu'on se couche ! exprimer sa fatigue, voire plus
rŽactions non transformatives
Yeux bleus, yeux d'amoureux ! qualifier le dest. en fonction de la couleur de ses yeux
[Mange des carottes,] a rend aimable. justifier de manger des carottes
J'ai quelque chose ! se plaindre de ressentir un sympt™me
(Mes) condolŽances. prŽsenter ses condolŽances
rŽactions transformatives
On peut citer le cas de Debout, les morts ! qui se prŽsente comme tensif mais dont la qualitŽ acoustique devrait rŽveiller les dormeurs.
¥ associations / dissociations physiques
rŽactions tensives
C'est le cas, ici comme ailleurs, de tous les ŽnoncŽs programmatifs :
Je t'accompagne., Ne reste pas debout !, On se tutoie ?
rŽactions transformatives
PrŽsenter un tiers fait que le dest., qui ignorait le nom du tiers, le conna”t : c'est une transformation du savoir du dest.
RŽpondre ˆ l'appel de son nom ([- Luc ?] - PrŽsent !) transforme l'ignorance du dest. (motif d'Žnonciation modal) quant ˆ la prŽsence du dest. La transformation - de l'ignorance au savoir du dest.est en fait le cas de toutes les vraies rŽponses aux vraies questions.
Dire Je m'en vais. c'est prendre congŽ et, ˆ condition de joindre le geste (l'acte corporel) ˆ la parole, ce qui est nŽcessaire dans l'emploi de cet ŽnoncŽ, cela transforme ma prŽsence en mon absence. Le motif d'Žnonciation accessible pour cet ŽnoncŽ est le prŽsupposŽ lexical de "s'en aller", "tre lˆ".
rŽactions non transformatives
Ce sont ici comme ailleurs les ŽnoncŽs Žvaluatifs de leur motif d'Žnonciation :
J'ai vu de la lumire. justifier son entrŽe inattendue chez le dest.
Saluer qqn en le rencontrant ou en le quittant ne modifie pas le motif d'Žnonciation qui est cette rencontre ou cette sŽparation mais on pourra dire qu'il "flatte la face" du dest. Ë l'inverse, dire Je ne te serre pas la main (noter que la forme positive n'est pas usitŽe) "menace la face" du dest.
1.4. RƒACTIONS NON DƒTERMINƒES
Cette section comprend d'une part des ŽnoncŽs programatifs qui ne disent pas quelle est la rŽaction programmŽe.
Ces programmations, comme dit plus haut, sont primaires, secondaires ou tertiaires.
On va trouver d'autre part des ŽnoncŽs qui
- interrogent sur la rŽaction d'un tiers : Comment a-t-il pris la chose ?
- introduisent une rŽaction du loc. : Je me lance !
- signifient la non rŽalisation d'une rŽaction du loc. : L'occasion ne s'est pas prŽsentŽe.
- vŽrifient si le dest. a renoncŽ ˆ faire un acte : Tu laisses tomber ?
2. RƒPARTITION DES ƒNONCƒS DANS LES CATƒGORIES DE RƒACTIONS
2.1. TROIS NIVEAUX HIERARCHIQUES
Le classement est organisŽ sur trois niveaux hiŽrarchiques :
- des catŽgories, elles-mmes organisŽes, lorsque cela s'impose, selon leur orientation,
- des sous-catŽgories, Žventuellement classŽes selon la variable de transformativitŽ,
- des sous-sous-catŽgories : ce sont celles qui sont affectŽes ˆ chaque ŽnoncŽ ; dans le cas o l'ŽnoncŽ peut avoir plusieurs fonctions alternatives, l'ŽnoncŽ est classŽ sur la fonction qui para”t prioritaire et, dans le classement prŽsentŽ, on indique seulement que l'ŽnoncŽ peut avoir plus d'une fonction.
Pour une mme sous-caŽgorie les sous-sous-catŽgories peuvent manquer d'harmonisation dans leur libellŽs actuels, par exemple distinction entre "programmer un acte du dest." et "demander au dest. de faire un acte".
Pour pallier le caractre forcŽment arbitraire et non conventionnel de ces catŽgories, un index alphabŽtique (lui arbitraire et conventionnel) permet de retrouver les ŽnoncŽs rangŽs dans telle sous-catŽgorie ou, dans certains cas, dans telle sous-sous-catŽgorie.
2.2. ENONCES UNI- ET PLURIFONCTIONNELS
2.2.1. ŽnoncŽs unifonctionnels
Certains ŽnoncŽs ont toujours la mme fonction en langue : ils sont "monopragmes" :
All™ ! rŽpondre ˆ un appel tŽlŽphonique
C'est ˆ quel propos ? demander au dest. quel est le motif de son initiative de dialogue
Vous tes remerciŽ. chasser un employŽ
Il faut que quelqu'un se dŽvoue. demander que quelqu'un se porte volontaire pour tre actant d'un acte programmŽ de val. nŽg. pour lui
2.2.2. ŽnoncŽs plurifonctionnels parapragmes
D'autres ont des emplois diffŽrents selon l'entourage (contexte, situation) mais apparentŽs : ils sont "parapragmes".
Un exemple courant est celui o l'ŽnoncŽ peut avoir alternativement les trois fonctions de programmation, de justification ou de critique de son ME :
Un accident est vite arrivŽ ! peut appeler ˆ la prudence dans une situation potentiellement dangereuse, il peut justifier de prendre certaines prŽcautions, il peut critiquer de ne pas en prendre. La variable est le statut d'accomplissement du ME : respectivement programmŽ, accompli - ce qui est ici de val. pos. -, non accompli - ce qui ici est de val. nŽg. -.
C'est aussi le cas de ceux des ŽnoncŽs impŽratifs qui ne s'emploient que lorsque l'acte programmŽ n'est pas rŽalisŽ alors qu'il devrait l'tre et qui ont, outre leur fonction programmative, une fonction de critique du motif de l'Žnonciation :
Accordez vos violons ! programme que les tiers se mettent d'accord et critique le fait qu'ils ne sont pas d'accord, qui le ME (prŽsupposŽ lexical de accorder : ne pas tre accorder, alors qu'il faut l'tre).
De mme lorsque le motif de l'Žnonciation est donnŽ par une prŽsupposition lexicale phasique et que ce motif est de val. nŽg. :
Arrte ce cirque ! prŽsuppose "un cirque est en cours", critique de "faire ce cirque" et programme d'arrter.
‚a donne mauvais genre. peut critiquer un acte rŽalisŽ, en cours, ou contre-programmer cet acte, justifier de ne pas le faire.
Ë la guerre comme ˆ la guerre ! peut programmer une participation ˆ qch. de val. nŽg. (un certain manque), justifier une telle rŽaction, ou en critiquer l'absence.
2.2.3. ŽnoncŽs plurifonctionnels polypragmes
D'autres encore ont des emplois qui ne sont pas distinguŽs par le statut d'accomplissement du ME mais plut™t par l'entourage de l'ŽnoncŽ : ils sont"polypragmes". Ces ŽnoncŽs sont numŽrotŽs pour chacun de leurs emplois.
Excuse-moi ! semble avoir quatre emplois dans lesquels la notion d'excuse est prŽsente :
(1) s'excuser formellement,
(2) demander au dest. de me laisser passer,
(3) prendre congŽ,
(4) s'excuser de s'absenter un instant.
Noter que si Pardon ! peut s'employer en (1) et (2), cela n'est pas usuel dans les emplois (3) et (4).
Pour ‚a va. on peut distinguer une dizaine d'emplois :
(1) Žvaluer positivement un Žtat de choses,
(2) exprimer sa satisfaction,
(3) Žvaluer positivement le dŽroulement de qch.
(4) accepter qu'un acte programmŽ par le dest. soit rŽalisŽ,
(5) accorder une permission demandŽe par le dest.,
(6) critiquer un acte en cours du dest.,
(7) dŽsamorcer une situation de val. nŽg. conflictuelle,
(8) donner quittance au dest. qui s'excuse,
(9) rŽpondre ˆ une question sur sa santŽ,
(10) dire qu'on comprend le quoi d'un acte de parole du dest.
C'est pas compliquŽ peut avoir deux emplois apparentŽs :
Žvaluer comme facile ˆ faire un acte,
introduire une explication qualifiŽe de "facile ˆ comprendre",
et un emploi o la notion de facilitŽ n'a plus gure de pertinence :
renforcer la vŽritŽ d'une assertion dont le contenu est de val. nŽg., comme dans C'est pas compliquŽ, [je n'ai plus un sou]. (symphrase : C'est simple, É.
Ce n'est pas ton affaire. peut avoir trois emplois :
(1) Žvaluer comme inutile qch. pour le dest. (symphrase : Ce n'est pas bon pour toi
(2) critiquer un acte du dest. (symphrase : ‚a ne te regarde pas.)
(3) critiquer le dest. de ne pas s'intŽresser ˆ qch. (symphrase : Tu t'en fiches.)
On imagine qu'un ŽnoncŽ numŽrotŽ devrait tre unifonctionnel, n'avoir qu'un emploi, mais ce n'est pas nŽcessairement le cas :
Ë ce qu'on dit a deux emplois distincts, l'un comme introduction d'un discours rapportŽ :
Ë ce qu'on dit, [Luc est venu].
l'autre consistant ˆ approuver faiblement une assertion :
[- (Il para”t que) le prix de l'essence va baisser.] - Ë ce qu'on dit.
ou encore ˆ confirmer faiblement (rŽpondre par l'affirmative ˆ) une question totale :
[- (Tu crois que) a va baisser ?] - Ë ce qu'on dit.
NB Dans l'Žtat actuel du classement des ŽnoncŽs, les ŽnoncŽs parapragmes - qui ne sont ni unifonctionnels ni polyprames (numŽrotŽs) - sont assignŽs ˆ une fonction et portent simplement la mention "(plus d'une fonction)".
2.3. FONCTIONS PRƒCISES ET IMPRƒCISES
Les ŽnoncŽs sont classŽs dans la catŽgorie qui en rend compte le plus prŽcisŽment. Par exemple, la catŽgorie identifiŽe simplement par "programmer un acte du dest.", trs productive d'ŽnoncŽs, ne recevra que les ŽnoncŽs qui ne disent pas quelle est la rŽaction programmŽe :
Il faut que tu fasses quelque chose !
Prends le risque !, Fais ton devoir., Fais un geste !
alors que d'autres ŽnoncŽs entre dans des catŽgories de programmation plus prŽcises :
Prends ton mal en patience ! programmer une rŽaction de participation du dest. ˆ qch. de val. nŽg.
On peut Žviter a. programmer une rŽaction d'opposition prŽventive,
Il faut te calmer ! programmer une rŽaction de "rectification" du dest.
En revanche la catŽgorie "critiquer", elle aussi trs productrice d'ŽnoncŽs, a pour objet son motif d'Žnonciation. Les ŽnoncŽs de critique sont donc rangŽs dans cette catŽgorie :
Quel pot de colle ! critiquer autrui de me suivre partout
J'use ma salive pour rien. critiquer autrui de ne pas tenir compte de ce que je dis.
Lorsque le motif d'Žnonciation est lui-mme une des rŽactions faisant l'objet d'une des catŽgories organisant le classement des ŽnoncŽs, on classe la critique sur la rŽaction qui la motive :
information : Tu pouvais pas la boucler ? : critiquer le dest. d'avoir informŽ un tiers
association physique : Ce n'est pas de l'amour, c'est de la rage ! critiquer la relation intime entre tiers.
actes corporels, se vtir : Tu as boutonnŽ lundi avec mardi ! critiquer l'habillement du dest.
responsabilitŽ : C'est toujours de ma faute ! critiquer autrui de me tenir responsable de qch. de val. nŽg.
modalitŽ de rŽalisation : Qu'est-ce que c'est que cette comŽdie ? critiquer autrui d'tre insincre.
3. ƒNONCƒS NON CLASSƒS
Afin d'Žviter les catŽgories de rŽactions qui ne comprennent qu'un ŽnoncŽ, on regroupe ici des ŽnoncŽs remarquables qui ont une fonction singulire : pour
Faites chauffer la colle ! pour marquer un bruit de casse, on ne va pas crŽer une catgorie spŽciale, alors que d'autres ŽnoncŽs ayant la fonction de "marquer qch." entre dans de de grandes catŽgories, par exemple :
Et toc ! marquer in petto un acte de parole d'un tiers hostile ˆ un autre, dans la catŽgorie "rŽtribution",
‚a ne te rappelle rien ? marquer le caractre Žvocateur de qch. pour le dest., dans la catŽgorie "information", etc.
4. INDEX ALPHABƒTIQUE DES RƒACTIONS
L'index ne prend pas systŽmatiquement pour mots-vedettes les grandes catŽgories de fonctions, notamment accepter, accuser, annoncer, approuver, attŽnuer, clore, conditionner, conseiller, constater, contester, contre-programmer, critiquer, dŽclarer forfait, dŽcliner, demander, dire, donner, Žvaluer, expliquer, exprimer, faire, fŽliciter, informer, insister, insulter, introduire, inviter, justifier, manifester, marquer, menacer, nier, offrir, plaindre, pŽdire, prŽsenter, prŽvenir, programmer, proposer, rappeler, refuser, remercier, renforcer, renoncer, rŽpliquer, rŽpondre, retourner, s'abstenir, s'engager, s'Žtonner, s'excuser, saluer, se plaindre, signifier, souhaiter, supposer, vŽrifier, ˆ moins que l'ŽnoncŽ ne soit pas plus prŽcis. Ainsi pour critiquer on aura, d'une part, une entrŽe critiquer peu prŽcise :
critique (introduire la - d'un acte)
critiquer (s'abstenir de)
critiquer (se)
critiquer un (non) acte
et, d'autre part, des entrŽes dont le mot-vedette est par l'objet de la critique :
accueillir (critiquer le dest. de ne pas m')
accusŽ (critiquer le dest. de se croire)
aider (critiquer le dest. de ne pas m')
alcool (critiquer le dest. d'avoir bu de l')
concentration (critiquer le manque de - du dest.)
conna”tre (critiquer le dest. de parler d'un sujet qu'il ne conna”t pas)
etc.
Un mot-vedette peut aussi bien dŽnoter l'objet d'une rŽaction qu'une rŽaction (qui est son ME) :
plaindre (critiquer le dest. de se) : Tu n'en as jamais assez !
plaindre (se) : Je suis frais (maintenant) !
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ŽnoncŽs ˆ plus d'une fonction
index alphabŽtique des rŽactions
table DiPhUs
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